Je travaille en binôme avec Paule Elisabeth Oddéro, poète depuis notre rencontre en 2011, dans une grange sur un chemin artistique (Artistes à Suivre, Aude)

Nous travaillons en parallèle à partir d’un mot ou d’un thème, Paule Elisabeth dans son presbytère de Brugairolles, moi dans mon atelier de Mantes la Jolie. C’est un partage d’émotions, une osmose entre le dire et le faire.

Il n’y a pas de timing, pas de pression. Elle m’envoie ses poèmes, je lui photographie mes travaux et nous communiquons par mail ou via une page Facebook.

Chacune trouve une résonance dans le travail de l’autre.

C’est ainsi que Les Oiseaux, L U C I O LE S et Pêcheries sont nés, recueils de poésies pour l’une, plastiques multi-supports pour l’autre.

Et, au-delà des productions, une belle amitié

L U C I O L E S (2012 A 2016)

A partir de LUCIOLES, en 2012, la collaboration prend une autre forme. Le travail se fait désormais en parallèle.
A distance, l’une envoie ses textes, l’autre photographie ses travaux, chacune trouve une résonnance dans le travail de l’autre.

Qu’est ce qu’une luciole ? Elisabeth fait des recherches sur internet et lance le sujet.
Quant à moi je me souviens des voyages en voilier avec mes parents, quand à la nuit on rentrait au port : elles étaient bien là les lucioles !

 

Photos et encres sur papier de soie , 2012

 

Avec Lucioles, je m’invente un univers tout blanc, feutré, intimiste, une sorte de cocon mat où je m’abandonne et me coupe des préoccupations du quotidien.

 


Je modèle des formes étranges de papier et y ajoute des éléments puisés dans mon magasin personnel préalablement travaillés tels qu’assemblages papier/fils, cotons crochetés, billes de papier etc.
La lumière entre naturellement sous forme de leds dans les volumes de papier.

Cocon Leverger - ferme de cavan 2014 credit photo Dominique Chauvin (3)

Ferme de Cavan, crédit photo Dominique Chauvain, 2015

 

En 2013 les « mots » de Paule Elisabeth Oddéro entrent directement dans les oeuvres plastiques.


Je me demande comment peut naitre un poème dans la tête de Paule-Elisabeth Oddéro : je reprends alors la forme du cocon, mais cette fois le crochete au fil de coton DMC, imprime les poèmes sur du calque, les découpe en lés et les assemble pour former des rubans de mots, qui seront fixés sur les formes crochetées.
Un poème différent par cocon.

 

En 2016, le Musée du papier de Laakirchen en Autriche m’offre une grande exposition personnelle dans l’antre d’une ancienne usine : c’est noir , dans son jus … J’ai l’idée d’installer in situ une sorte de grand cocon , qui deviendra avec évidence « Die Mutter » .

mutter-nathalie-leverger-1

 

En 2017 , à l’Espace Dagron d’Auneau, Die Mutter devient paysage : c’est NUBICOLA, du nom botanique qui signifie « qui pousse en haut des montagnes » .

DSC_0117

DSC_0114-001

Nubicola, paysage papier/textile  150x180x120cm environ

 

 

Au démontage, nous nous amusons à raconter une autre histoire autour de ce paysage  : un mariage improvisé !

Mariage du 1er avril 2017 , avec Chantal Leibenguth ( AM’Arts), Laurence Montceau et Patrick Crossonneau.

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